Hoy !

Après une année chargée, j’essaie de remettre sur pied l’ensemble de mes petits outils ainsi que de faire ressurgir une énième fois mon blog des décombres de l’oubli. Coïncidence, je me remets à aller au cinéma régulièrement, alors je vais en profiter pour y rajouter un peu de matière.

Je suis donc allé voir Victoria, un thriller allemand réalisé par Sebastian Schipper. Ce n’est pas le genre de film que je vais voir au cinéma mais la bande-annonce avait réussi à m’attirer.

Nous sommes entraînés à Berlin avec Victoria, une jeune espagnole qui semble chercher à s’intégrer à la ville. Dans d’un club elle y rencontre un groupe de berlinois qu’elle suivra de la fin de la nuit jusqu’au petit matin…

Le film est à mon sens découpé en deux grandes parties : une première orientée sur les personnages et l’interaction sociale liée ; puis une seconde qui donnera son genre au film en faisant avancer la trame scénaristique. Celle-ci est très légère : une simple histoire de criminalité liée à quelques personnages secondaires très peu exploités dont l’apparition et le comportement peuvent paraître un peu déroutant.

Malgré le scénario assez simple, on se laisse plonger sans difficultés dans l’ambiance nocturne de Berlin grâce à des personnages attachants magnifiés par un formidable jeu d’acteurs, une esthétique visuelle et sonore ainsi que certaines scènes touchantes.

Au-delà de tout aspect et performance technique, le choix d’un plan séquence unique transforme le film : les dialogues et les expressions rendus légèrement improvisés renforcent l’humain des personnages et la caméra marque plus que dans tout film le rythme du récit.

J’en suis ressorti plutôt marqué et totalement convaincu par l’alchimie qui a eu un très bon effet sur moi.