Pouet,

Les sorties de fin d’année mettant en avant le cinéma asiatique, je continue sur ma lancée avec Tel père, tel fils ; film japonais réalisé par Hirokazu Kore-eda. Il raconte l’histoire d’un couple fortuné au Japon dont l’enfant de six ans s’avère ne pas être leur enfant biologique suite à un échange accidentel lors de sa naissance. Nous suivons leur progression — essentiellement psychologique — dans cette épreuve ainsi que leur rencontre avec le second couple. Le scénario est osé, et j’admets y être allé avec certaines appréhensions le concernant. Et pourtant… le résultat est surprenant ! Les deux heures de film sont en effet très bien exploitées, et sans trop de longueurs. Le récit avance à un rythme très agréable en exploitant la problématique de l’échange des enfants entre les familles qui sert de fil conducteur.

Nous sommes spectateur de la métamorphose de la relation entre le père et le fils, qui évoluera aussi bien en fonction des avis extérieurs que de la vie interne de la famille. Nous survolons en effet toutes les façades qui composent le couple : leurs parents respectifs, le travail du père, les études de leur enfant. Et c’est cet assemblage qui rend l’histoire très riche : chaque brique justifie l’évolution du comportement des protagonistes face à la question de l’échange.

J’ai extrêmement apprécié la richesse des personnages et surtout les interactions entre-eux. Même si nous tombons une fois encore dans l’opposition famille riche – famille pauvre, les clichés d’une telle confrontation sont pour la plupart évités. Ce qui en ressort, c’est essentiellement le rapport qu’ont ces deux familles avec le sort de leurs enfants à travers leurs confrontations régulières.

Au final, nous avons une très belle alchimie sur un sujet extrêmement bien abordé et maîtrisé.

Surprenant !

Extrait :